.Préface :Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse....

.Préface :Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse....
Ils sont des milliers à parcourir le monde. Ces libertins de débauche qui se jouent de nous. Cela ne m'a jamais vraiment dérangé. Je les admirais même, tout en ayant le rêve secret d'incarner la si célèbre Marquise de Merteuil. Oui je serai libertin, c'est ce que je me disais. Aucune fidélité, les chaînes de l'amour ne sont plus autour de vos poignets. S'abandonner aux divers plaisirs que recueille notre société, croire au sexe et non en l'amour. Se faire manipulateur et non manipulé. Avoir le plaisir de tromper et duper la société parisienne, voilà mon rêve. Je ne pensais pas que l'on pouvait être plus perfide et plus hypocrite que moi. Je me trompais. La société l'est beaucoup plus et j'en ai pris plus particulièrement conscience en m'éprenant de compassion pour un certain L. J'étais encore débutant dans le jeu de la séduction, il en était déjà expert. Je me suis fait tromper, duper. J'ai été la victime d'une manipulation, trahi par mes sentiments. J'ai compris toute la souffrance que je pouvais causer aux autres, il a fallu que ça soit moi qui souffre pour comprendre la souffrance d'autrui. Je fus affaibli, fatigué de tout. Au fond de moi, je portais un masque, car je croyais bel et bien en l'amour. Je rougis de honte. Et c'est après cette malheureuse expérience que je décidai de comprendre comment fonctionnait ces beaux parleurs, ces séduisants jeunes hommes qui vous font perdre la tête rien qu'avec des mots. Je décidai donc de comprendre les raisons qui poussent ses chasseurs de c½urs à agir et par conséquent à nous faire souffrir.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 05:11

Modifié le lundi 07 juillet 2008 15:29

.Chapitre I .

.Chapitre I .
Le 2 juillet, minuit,

20 ans... L tu es encore jeune mais fais bien attention, les rides te rattrapent. Profite de cette jeunesse de débauche, de flirt car elle ne durera pas éternellement. Joue avec ces adolescents de 17 ans qui sont tellement naïfs et ridiculement romantiques. Mon dieu, tu as dû rire quand je te comparais à l'homme parfait, j'en ris maintenant. Je suis le premier à reconnaître que ma naïveté était profonde. Oui je m'étais accroché à toi L. Le beau L, si fort, si sensible, si beau parleur. Derrière cet éloge, je ne voyais pas que tu étais un manipulateur dénué de sincérité. Ce qui m'a blessé, c'est que dans l'histoire c'est moi la victime. C'est bel et bien moi qui tiens le rôle de Cécile de Volanges alors que j'aurais tellement aimé tenir celui de la marquise de Merteuil... Je t'admire L. Oui, je t'admire comme je n'ai jamais admiré personne. Tu es l'homme que je voudrai devenir plus tard, quand j'aurai ton âge. Un connard avec un grand C qui ne se lasse pas de faire souffrir les autres. Je ne suis point vexé du fait que tu aies joué avec mes sentiments, mais du fait que pour une fois, c'est moi qui ai souffert. Je ne puis oublié une personnalité telle que la tienne, je me souviendrai toujours du mythe L. Je fus une victime facile. Un adolescent banlieusard, naïf, te courant après... une follasse comme tu les surnommes si bien. Eh bien ! je ne serai pas ta follasse de la rentrée, je cède ma place au naïf Y. Je veux que tu me juges à ma juste valeur et non à travers cet adolescent ingénu que je reflète. Serai-je l'un des seuls à te tenir tête ? Restons amis, je veux découvrir le vrai L derrière ce masque que tu portes. Le jeu en vaut la chandelle. Mais en même temps qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse...
Comme l'a si bien dit Melle V : « la vie n'est pas un roman, et est encore moins les liaisons dangereuses »
Sur ce, joyeux anniversaire L.

Tendresses,
Ton J.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 05:24

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 06:37

.Chapitre II .

.Chapitre II .
Un après midi d'avril,

Je l'ai vu. Avec ses ray-ban aviator. Je l'ai vu sur une photo seulement, il m'a tout de suite plu. Son air arrogant, hautain et rempli d'orgueil me faisait chavirer. Je me suis tout de suite dit que c'était l'homme, avec un grand H, qu'il me fallait. Son prénom hantait déjà mes pensées comme il hantait mes désirs. Je fus surpris de vite découvrir à quel point il me plaisait, moi qui ne voulais pas croire en l'amour, en la fidélité d'un couple. Pourtant je commençais déjà à m'imaginer vivre avec lui et cela m'envahissait d'une sensation terriblement plaisante. Une sensation de joie, de bonheur intense. Il fut sans doute ravi de constater que son image fonctionnait à la perfection sur moi. Il était séduisant, beau, riche et intelligent, comment ne pas tomber amoureux, quand au fond de soi même, on croit toujours au parfait amour... Il trouvait exactement les mots pour me séduire. Je m'abandonnais dans son flot de paroles sans pour autant faire attention que son plan était bel et bien en route. Il me prononçait les mots que je voulais entendre. Il se montrait rassurant, et c'est là qu'il eut trouvé mon point faible. Je n'avais aucune confiance en moi, il était l'homme si tendre et si compréhensif qu'il me fallait. Il me le répétait encore et encore. Il me complimentait. J'étais aux anges. Je ne me rendais juste pas compte que j'avais fais la rencontre avec le mal en personne, avec la perfidie incarnée. Il était trop tard pour reculer, mon c½ur était déjà conquis par de simples mots. De simples mots justes et programmés.

J'ai ensuite remarqué que L savait adapter son langage suivant ses proies. Il les charme avec ce qu'ils veulent entendre, ce n'était qu'un beau parleur rien de plus. Un beau parleur vide de sentiments qui ne répondait qu'à une seule de ses envies : séduire.


Peut-on séduire sans avoir de sentiments ? dans le seul but de dominer ? La réponse est clairement oui. Nous pouvons concevoir le jeu de la séduction comme une guerre des sexes. Une guerre sans pitié où le seul mot d'ordre est : arriver à ses fins. Arriver à ses fins par n'importe quel moyen. Tout est permis, il suffit donc de bien choisir sa victime, l'a préparer pour mieux l'achever ensuite...

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 14:44

Modifié le samedi 05 juillet 2008 13:08

.Chapitre III.

.Chapitre III.
Le 3 juillet, 11h30.

Seul sous la pluie. Je suis seul sous la pluie, regardant dans le vide. Cette cigarette que je consume et je fume est la seule chose à laquelle je puis me raccrocher. La seule chose qui me dit que je suis en vie même si je suis détruit de l'intérieur. L m'obsède encore plus. Les gouttes de pluie tombe sur mon visage, gouttes qui viennent se mêler aux larmes que je produisais. Je ne voulais pas y croire, il fallait que je tourne la page. Je n'étais pas prêt. Pas encore prêt. Il me fallait juste du temps. Ces paroles résonnent dans ma tête aux bords de mes oreilles: I am ready, I am ready, I am ready, I am...fine. Je n'y croyais que vaguement. Mon regard se posa sur cette cigarette qui se consumait petit à petit. Je pris conscience que L consumait mes sentiments, mon existence, mon âme lui aussi. Je repensais à sa douce étreinte mais cette fois ci je ne souriais plus. J'avais dans mes yeux ce mélange de nostalgie et de dégoût que je connaissais malheureusement si bien. L'air triste je me battais avec mes sentiments et cette envie de m'écrouler par terre pour ne plus me relever. Cette souffrance qui me ronge, qui me condamne à ce que ma vie tourne exclusivement autour de lui. Je n'ai plus d'appétit, tout ce que je fais me dégoûte. C'est décidé. J'ai décidé que je resterai amoureux dans mon chagrin le plus total.


Au jour d'aujourd'hui, je suis perdu. Je ne sais pas si je dois fermer les yeux et continuer à l'aimer ou tourner la page. Les deux choix sont difficiles à prendre, même si je lui en veux. Pourtant je suis là, à souffrir et à me poser une tonne de questions alors que lui, il a tout simplement tourné la page aussi vite qu'il l'avait ouverte.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 06:53

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 09:43

.Chapitre IV .

.Chapitre IV .
Un jour de mai,

Voilà quelques semaines que je ne recevais plus de nouvelles de L. Cela me contrariait fortement. J'étais déjà accroché à lui. Quand on goûte une fois au péché, nous ne pouvons nous arrêter d'y goûter. Seulement une autre fois, dit-on. Mais au fond, cela nous plaît. Je ne voyais pas, et surtout ne croyais pas qu'il commençait à contrôler mes sentiments. Je suis quelqu'un de sentimental, je fus envahi par mes émotions et il le savait. Cette distance était une façon pour lui de me rendre encore plus dépendant, telle la cigarette que nous ne pouvons fumer. Telle une drogue dans laquelle je ne pouvais sombrer. Je restais incertain. J'allais voir à droite à gauche pour prendre du bon temps, mais mes pensées étaient fixées sur L. Cela me rendait malade de ne pas avoir un signe de vie de sa part, moi trop orgueilleux pour vivre aux dépends d'un seul homme. Je ne pouvais que porter mon masque de garçon fier, imbus de sa personne devant autrui, mais je me voilais la face. Je commençais à me prendre peu à peu au jeu de la séduction, qui me mènera plus tard au sentiment trop tranchant qu'est l'amour. J'étais vexé et je voulais déjà passer à autre chose. Mais au fond de moi, je ne pouvais y renoncer. Avais-je dont peur de l'admettre ? Il me manquait. Comment une simple communication pouvait-elle me créer cet état de dépendance ? J'avais honte, mais je ne le montrais à personne. Comment étais-je aussi naïf pour croire qu'une personne telle que L, un séducteur beau parleur allait s'intéresser à moi. C'est à ce moment là que je me méfiais de cet amour grandissant, que je me méfiais de sa sincérité tout simplement.

L, le seul homme ait pu me mettre dans cet état de tendre colère, de douce haine. J'étais vexé, mais je réalisais que je lui pardonnerai tout s'il me le demandait. Je voyais très bien, que j'étais conquis. J'abdique.

# Posté le lundi 07 juillet 2008 14:50

Modifié le lundi 14 juillet 2008 05:26