Un après midi d'avril,
Je l'ai vu. Avec ses ray-ban aviator. Je l'ai vu sur une photo seulement, il m'a tout de suite plu. Son air arrogant, hautain et rempli d'orgueil me faisait chavirer. Je me suis tout de suite dit que c'était l'homme, avec un grand H, qu'il me fallait. Son prénom hantait déjà mes pensées comme il hantait mes désirs. Je fus surpris de vite découvrir à quel point il me plaisait, moi qui ne voulais pas croire en l'amour, en la fidélité d'un couple. Pourtant je commençais déjà à m'imaginer vivre avec lui et cela m'envahissait d'une sensation terriblement plaisante. Une sensation de joie, de bonheur intense. Il fut sans doute ravi de constater que son image fonctionnait à la perfection sur moi. Il était séduisant, beau, riche et intelligent, comment ne pas tomber amoureux, quand au fond de soi même, on croit toujours au parfait amour... Il trouvait exactement les mots pour me séduire. Je m'abandonnais dans son flot de paroles sans pour autant faire attention que son plan était bel et bien en route. Il me prononçait les mots que je voulais entendre. Il se montrait rassurant, et c'est là qu'il eut trouvé mon point faible. Je n'avais aucune confiance en moi, il était l'homme si tendre et si compréhensif qu'il me fallait. Il me le répétait encore et encore. Il me complimentait. J'étais aux anges. Je ne me rendais juste pas compte que j'avais fais la rencontre avec le mal en personne, avec la perfidie incarnée. Il était trop tard pour reculer, mon c½ur était déjà conquis par de simples mots. De simples mots justes et programmés.
J'ai ensuite remarqué que L savait adapter son langage suivant ses proies. Il les charme avec ce qu'ils veulent entendre, ce n'était qu'un beau parleur rien de plus. Un beau parleur vide de sentiments qui ne répondait qu'à une seule de ses envies : séduire.
J'ai ensuite remarqué que L savait adapter son langage suivant ses proies. Il les charme avec ce qu'ils veulent entendre, ce n'était qu'un beau parleur rien de plus. Un beau parleur vide de sentiments qui ne répondait qu'à une seule de ses envies : séduire.
Peut-on séduire sans avoir de sentiments ? dans le seul but de dominer ? La réponse est clairement oui. Nous pouvons concevoir le jeu de la séduction comme une guerre des sexes. Une guerre sans pitié où le seul mot d'ordre est : arriver à ses fins. Arriver à ses fins par n'importe quel moyen. Tout est permis, il suffit donc de bien choisir sa victime, l'a préparer pour mieux l'achever ensuite...